Ce que l’on appelle la crise financière, très évidente depuis 6 mois, est la manifestation d’une dégénérescence économique de la fin de la société de consommation et de son corollaire, le mondialisme.
Mis à par les carriéristes invétérés et les profiteurs du système, qui sont souvent les mêmes, vous et moi aurons tout à gagner de leurs disparitions. Ceci à une condition : qu’une nouvelle expression du "parler vrai", sans tabou, s’impose avec le soutien massif des forces vives de la Nation. Que celles-ci osent enfin mettre hors-jeu ces professionnels de la politique qui affichent une "solution" et son contraire en fonction de l’auditoire.
Si tel avait été le cas, nous n’en serions pas à cet état de délabrement. En effet la dégénérescence du système politique est la cause directe de la dégénérescence économique. Dure leçon pour nos experts patentés, tenus jusque-là de propager l’idéologie du matérialisme absolu et de l’émotionnel en dehors de toute notion de durée.
Ne leur en déplaise, une nouvelle ère va s’imposer, celle du retour à l’autonomie des Nations avec le primat de l’humain contre « l’argent roi ».
La reconstruction d’une France rurale, revue à la lumière des innovations technologiques de ces 50 dernières années, est la condition sine-qua-non de sa renaissance spirituelle et économique.
Comment ? Par le réamorçage d’une économie locale avec des petites entreprises ne nécessitant plus le recours à des emprunts massifs, permettant ainsi de s’affranchir de la tutelle bancaire.
L’agriculture intensive, du type agro-manager, occupant environ les 4/5 de la surface agricole du Pays, devenue obsolète en raison d’investissements disproportionnés et d’un bilan énergétique médiocre, ne peut plus être maintenue en vie par des artifices en dehors de toute logique de rentabilité.
De nos jours, des études, indépendantes du pouvoir idéologique en place, révèlent la pertinence économique de petites exploitations agricoles très autonomes en moyens et dégageant des marges à l’hectare à faire pâlir l’agro-alimentaire. Elles s’imposeront d’elles-mêmes si l’Etat cesse de ne jurer que par le gigantisme selon le principe abusivement qualifié d’économie d’échelle.
L’étendue considérable de notre territoire agricole potentiel actuel, associé à la variété des sols, de notre topographie et de nos tendances climatiques tempérées, permettrait à de petites structures, bien gérées, d’être une source immense de richesses directes et induites au service d’une économie locale et régionale.
De toute évidence, ce serait un terme à la désertification rurale avec un retour des services de proximité. Ainsi sera ré- amorcé un cercle économique vertueux au service de la nation.
Ne nous trompons pas, le combat politique des élections à venir aura pour enjeu cette véritable mutation économique, historique, de l’alternative nationale, dans un monde multipolaire, se substituant à un mondialisme digne de la tour de Babel.
Propos recueillis auprès d'Emmanuel Renouf
Auteur du livre : " l’inévitable retour vers une France rurale "



