le 30 juillet 2009
Jean-Baptiste Biaggi
Jean-Baptiste Biaggi était
un avocat et un homme politique français né le 27 août 1918 à Ponce
(Porto-Rico), originaire de Cagnano, village corse dont il fut le
maire. Il est décédé hier, le 29 juillet 2009.
Il s’était engagé
successivement à l’Action française, dans la Résistance, puis
fut gaulliste avant de s’associer à l’OAS, puis plus
tard au Front national.
Jean-Baptiste Biaggi fut
d’abord militant à l’Action française, mouvement
nationaliste et royaliste lorsqu’il était étudiant à la
Faculté de droit de Paris, et était alors proche de Jacques
Maurras, fils adoptif de Charles Maurras.
Après la défaite de 1940,
Jean-Baptiste Biaggi s’engage et devient résistant de la
première heure en juin 1940, avec Alain Griotteray, successeur
d’Henri d’Astier. Il fonde le réseau de résistance et
de renseignements Orion, réseau qui à partir de 1943 se consacrera
aux évasions par l’Espagne de Français. Le 13 décembre 1943,
il est arrêté par la Gestapo sur dénonciation, sera enfermé et
torturé à la prison de Fresnes, jusqu’en février 1944. Lors
d’un transfert, il s’évade en mars 1944 pour participer
avec les troupes alliées à la libération de Paris et la campagne
d’Allemagne. Commandant du 4e Commando de France il combat à Belfort et en
Alsace où il sera blessé. Après la guerre, il sera décoré de la
Croix de guerre 1939-1945, et de la Médaille de la Résistance.
En 1947 il s’engage dans les
rangs gaullistes au RPF, et ambitionne une carrière d’avocat.
En 1956 il fonde les volontaires pour l’Union Française,
groupe nationaliste et anti-communiste virulent. En 1957
Jean-Baptiste Biaggi participe avec Alexandre Sanguinetti à la
création du Parti Patriote Révolutionnaire (PPR), parti qui se
rallie au gaullisme, et qui sera dissous par décret du 15 mai 1958.
En 1958 il est élu député de Paris sur la liste Union pour la
nouvelle République (UNR).
En 1960, il démissionne de
l’UNR par opposition au choix du général de Gaulle sur
l’autodétermination algérienne et, le 19 septembre 1958,
Jean-Baptiste Biaggi s’allie avec Georges Bidault, Roger
Duchet et Pascal Arrighi pour créer le Rassemblement pour
l’Algérie Française (RAF).
À Alger, le 24 janvier 1960, au
début de la semaine des barricades, il a été l’un des
émeutiers les plus actifs avec le député Pierre Lagaillarde, Marcel
Ronda et le syndicaliste étudiant Jean-Jacques Susini. Partisan de
l’Algérie française, les événements d’Algérie feront de
Biaggi un fervent opposant du Général de Gaulle. Il sera ensuite
associé à l’Organisation armée secrète (OAS)
En 1965, il est membre du comité de
soutien de Jean-Louis Tixier-Vignancour pour la candidature
présidentielle. Acteur engagé, il s’investit aux côtés de
Jean-Marie Le Pen.
En 2003, il est fait Commandeur de
la Légion d’honneur des mains de Michèle Alliot-Marie.
Il est décédé hier, le 29 juillet
2009.
Jean-Marie Le Pen et le Bureau
Politique du Front National présentent leurs condoléances
attristées à la famille et aux proches de leur camarade
Jean-Baptiste.